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Les soirées-repas à thème en 2008-2009 :

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Collège Saint-Vincent
En septembre 2006, ouverture avec une classe de 6ème et une de 5ème...pour les élèves se destinant à la voie professionnelle...
En septembre 2007, de nouvelles ouvertures au Collège Saint-Vincent :
une
6ème SEGPA
une 4ème avec dispositif d'alternance
une quatrième pour assurer le suivi des élèves arrivés en 5ème en septembre 2006

Présentation...


Portail de communication pour les établissements scolaires

Présentation générale /
Historique

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Il y avait au moyen âge, sur la colline de Baudimont, une maison qui appartenait aux moines de l’abbaye de Cercamps, près de Frévent. Cette abbaye du 12` siècle fut détruite, comme beaucoup, à la révolution de 1789.

Mais de tout temps pendant les guerres qui ne respectaient « ni lieu profane, ni lieu sacré » comme l'écrivait déjà Rabelais. Les religieux se réfugiaient , s'ils en avaient le temps, à l'abri des remparts de la ville la plus proche, où ils possédaient une maison. On trouve encore dans les villes d'anciens refuges d'abbayes.

Pendant six siècles, Baudimont fut le refuge de l'abbaye de Cercamps. De cette époque, restent les souterrains, pleins de mystères comme les autres souterrains d'Arras, auxquels ils ressemblent comme des frères. Si les éboulements ne nous permettent pas d'aller loin, il y a pourtant bien des curiosités à observer.

Alexis HALETTE (1788-1846) installa sur la colline de Baudimont vers 1820 une usine pour locomotives, paquebots, fonderie, forges. Charles X, ancien comte d'Artois, y passa en 1827. Plus de 600 ouvriers travaillaient dans les ateliers. On dit que la première locomotive française fut construite à Baudimont !

Vers la fin de sa vie, HALETTE étudiait la réalisation d'un tube-propulseur, destiné à utiliser la pression atmosphérique dans l'exploitation des chemins de fer. A sa mort, l'usine fut abandonnée, les terrains vendus et le projet n'eut pas de lendemain.

L'évêque d'Arras, Mgr. PARISIS, acheta une parcelle pour y construire le Petit Séminaire. Le bâtiment fut terminé en 1859, mais il brûla trois ans plus tard, en 1862 (il fut encore détruit pendant les guerres en 1914 et en 1940).

En 1870, ce fut un hôpital militaire. Pendant six mois, on y soigna plus de 500 soldats (français et allemands). Le cimetière provisoire se situait dans la cour Nord, le long de la rue des Bouchers de Cité.

En 1906, au moment des lois de séparation de l'Église et de l'État, le séminaire fut confisqué et il devint caserne pour un bataillon du 33 régiments d'infanterie (dont le colonel, en 1914, s'appelait Philippe PÉTAIN.

En 1913, la grande croix et le fronton représentant la Ste Famille furent détruits par les autorités militaires, et le mot d'ordre des petits séminaires gravé sur le bâtiment « Faites tout ce qu'il vous dira » fut noyé dans le plâtre.

Arras n'est pas loin de Lorette, ni de Vimy; aussi beaucoup de soldats anglais et canadiens séjournèrent-ils à Baudimont pendant 1a guerre 14-I8. Durant les bombardements, ils s'abritèrent de longs jours dans les souterrains et gravèrent sur les murs leurs noms et parfois leurs sentiments de monotonie.

Pendant la guerre 14-18, l'ancien Petit Séminaire souffrit, tout comme la ville, des bombardements, et fut mis en ruines. Les bombes incendiaires détruisirent toute la partie centrale et endommagèrent les deux ailes. Les autorités militaires décidèrent d'abandonner cette caserne anéantie.

En 1923, l'évêché rachetait les ruines. Une nouvelle étape commençait pour le Petit Séminaire : la renaissance. Mais en 1940, le bâtiment qui n'était pas encore totalement payé était à nouveau détruit par les bombardements.

Les élèves furent alors regroupés dans une maison de campagne à Bouvigny-Boyeffles. C'était un vieux château mal commode, avec ses dépendances, qui tombent en ruines. Mais il y avait aussi un magnifique parc de 23 hectares, dont beaucoup se souviennent avec nostalgie. Pourtant le confort était plus que rudimentaire et la moitié du temps, les élèves pataugeaient dans la boue.

A partir de 1942, il y eut des baraquements, puis après la guerre, des bâtiments "en dur". Les supérieurs pensèrent à abandonner la colline de Baudimont pour s'établir définitivement à Bouvigny.

Mais Mgr. PERRIN, évêque d'Arras à l'époque, voulut que le séminaire fût reconstruit dans la ville épiscopale et les travaux commencèrent à Baudimont en 1952.

En octobre 1956, les aînés y revinrent : les élèves de la Terminale jusqu'à la Troisième. Mais il n'y avait qu'une classe par niveau (en tout 120 d 150 élèves) et dès cette année-là, il y eut des cours communs en Terminale pour les élèves de Saint-Joseph et de Baudimont... Les 6`, 5`, 4` restaient à Bouvigny avec tous les services généraux : supérieur et économe. Ainsi, pendant neuf ans, le séminaire fut-il coupé en deux; une partie à Bouvigny et une partie à Baudimont.

En septembre 1965, avec l'adoption massive de contrats d'association (loi DEBRE de décembre 1959) il y eut de nombreux regroupements dans les collèges : Bouvigny devint le C.E.S Saint-François et, à Arras, le Centre Baudimont commença son existence.

Jusqu’où faut-il remonter pour en retracer l’histoire ?

A 1835, année où 4 filles de la Charité s’installent au 17 de la rue Saint Maurice à la demande de l’évêque d’ ARRAS ?

A 1859, année de la fondation du Petit Séminaire d’ Arras sur la colline Baudimont ?

Ce serait trop long à raconter en si peu de lignes… Le lecteur curieux cherchera lui-même au CDI les péripéties et les témoignages photographiques de ces deux belles histoires parallèles…

Choisissons plus près de nous : 1965 et 1974.

1965

A la rentrée de septembre 1965 s’ouvre le CENTRE BAUDIMONT, lycée privé de garçons. Il regroupe les classes de seconde, première et terminale du Petit Séminaire, de l’Institution Saint JOSEPH, et de l’ Ecole Normale privée de garçons.

Sa direction en est confiée à l’abbé Joseph VARLET par les directeurs des 3 institutions d’origine. Les corps professoraux fusionnent. Très vite le nouveau centre scolaire s’ouvre aux jeunes filles et adopte la mixité. En même temps il entreprend d’élargir ses formations vers les filières techniques pour tenir compte de la diversité des besoins des élèves. Cette volonté d’offrir aux familles un éventail toujours plus grand de formations l’amène tout naturellement à se rapprocher de l’école technique Saint Charles.

1974

Saint Charles aussi avait évolué. D’école technique et ménagère, la vieille maison était devenue petit lycée technique en ouvrant les filières professionnelles du secrétariat et de la comptabilité. Elles complétaient le domaine traditionnel de la couture et des industries de l’habillement.

Il devint évident que l’intérêt commun exigeait d’aller plus loin et d’unir ses forces avec celles de Baudimont. Ce fut chose faite en 1974. L’abbé VARLET fut nommé directeur du Lycée Saint-Charles par la Compagnie des Filles de la Charité. Il restait directeur du Centre Baudimont. Les deux organismes de gestion fusionnèrent. Ainsi fut créé le Centre Baudimont-Saint-Charles.

Aujourd’hui

Le lycée Baudimont - Saint-Charles, dirigé par Mr CARNEL, regroupe près de 2500 jeunes de toute la région. Il leur propose les 3 bacs généraux, les 4 familles des bacs technologiques, 6 bacs professionnels, 8 BEP des domaines tertiaires, des services, de la restauration et de l’industrie…Au niveau supérieur, étudiants et professeurs des 5 BTS se sont taillés une solide réputation de compétence et d’efficacité.

Baudimont Saint Charles, c’est encore 400 internes dans 5 lieux d’internat, deux restaurants scolaires, deux cafétérias, trois CDI, et une équipe de 250 professeurs, 150 personnes pour l’éducation, l’administration, les services, un centre de formation continue, un centre de formation d’apprentis…

De nouvelles évolutions sont nécessaires. Toute la communauté éducative est résolument tournée vers l’avenir.

 



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