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Prêtre, moine, potier, sculpteur, conférencier, écrivain, peintre, André-Marie multiplie ses activités pour lutter contre la misère : "Si nous avions plus de vie intérieure, le trop plein de notre tendresse changerait le monde...
A Croixrault, malgré ses difficultés de santé ( suite à la guerre d'Algérie), il se dépense pour aider les pauvres de son pays qu'il héberge et, avec eux, lutter contre la faim dans le monde (conférences, expositions, soirées de prières, artisanat)...
"Faire du beau pour faire du bien".
Là où il y a de plus en plus de laissés pour compte, les plus démunis meurent de faim, de froid, de maladie, d'indifférence, alors que d'autres continuent à exploiter et gaspiller.
André-Marie veut que le monde sache !
Ce prêtre ne vit que pour les autres. Sa culture est celle du don de soi. Il travaille constamment, ses mains ne cessent de créer :
"Mes poteries sont vides pour qu'elles puissent être utilisées, mes paroles aussi, j'espère, pour que tu puisses remplir leur vide de ton amour.
Je n'ai pas de certitudes à imposer... Je n'ai que des envies de tendresse à semer..."
Car dans le tiers-monde, le pire existe : le pire, c'est cet enfant qui vient de mourir devant la porte d'une église alors qu'à l'intérieur André-Marie prononçait les paroles de la consécration :
"Prenez et mangez en tous" .
Ce sont ces longues files d'hommes et de femmes en haillons qui pour leur labeur ne recevront qu'un bol de riz pour la famille...
Ce sont ces femmes obligées de se <<vendre>> pour 0,70 F si elles veulent survivre !
Ces hôpitaux sans médicament, sans matelas, sans couverture, sans nourriture : moins de 7 % de la population malgache peut accéder à un seul médicament...
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